Le projet WOMEN a pour objectif de souligner leur rôle central et de mettre en valeur leur dignité en photographiant leur portrait à l'aide d'un objectif 28 millimètres, puis en collant ces portraits sur les murs de leur pays.

Par ailleurs, en exposant ces images dans les grandes villes occidentales comme à Bruxelles en mars 2008 ou bientôt à Londres puis Paris en 2009, le projet sensibilise les populations européennes sur la condition de ces femmes et favorise la connexion, à travers l'art, de deux mondes trop éloignés.

Le Kenya, le Soudan, le Sierra-Leone, le Liberia - Les violences subies par les femmes lors des conflits armés africains sont l'expression la plus extrême des discriminations dont elles sont victimes en temps de paix. Les guerres ethniques en Afrique sont la source des pires crimes commis a l'encontre des femmes. En rencontrant ces femmes, JR veut témoigner de leur force, de leur courage et de leur combat : vivre tout d'abord, pour exister ensuite.

Au Brésil, le contexte si particulier des favellas de Rio de Janeiro a favorisé la rencontre de femmes pour lesquelles le crime, la perte violente d'un proche, d'un fils et la répression arbitraire font partie du quotidien.

En 2008/2009, JR prévoit de se rendre en Inde, au Cambodge, au Laos, au Marcs, puis de revenir au Kenya.

A la limite de l'art contemporain – A l'instar du projet Face 2 Face, le but est d'atteindre les limites de l'art au sein d'un environnement social et culturel clos et d'observer la réaction des populations locales. L'enjeu ici est d'évaluer les possibilités d'intervention dans des environnements très divers. Le succès d'une telle action serait de pouvoir offrir à nouveau à ces femmes un statut digne de la position qu'elles occupent dans leur société. La preuve par l'action est privilégiée.

En Europe et dans les pays occidentaux, les expositions très grand format auront pour but de rappeler cet esprit d'aventure artistique.
Un projet de :
Avec le soutien de :
WOMEN >
JR vient de passer un mois au Brésil dans la favela historique de La Providencia de Rio de Janeiro. Ce contexte si particulier a favorisé la rencontre de femmes pour lesquelles le crime, la perte violente d'un proche, d'un fils et la répression arbitraire des autorités font partie du quotidien.

Le Morro da Providencia est la plus ancienne et l'une des plus dangereuse favela de Rio. Elle a récemment été le théâtre de la mort de trois jeunes adolescents innocents en raison de la guerre qui oppose les autorités locales corrompues (police, armée) et les trafiquants de drogue qu'elle abrite.

En y photographiant des femmes d'origines et de générations diverses, il s'intéresse surtout à leur histoire et tente de cerner leur manière de vivre dans le cadre angoissant d'un conflit armé latent. Chaque portrait témoigne de l'expression de la vie de ces femmes. Tous ont été recollés avec l'aide de la communauté dans des formats gigantesques sur les murs de la favela, auquel JR donne subitement un visage unissant la colline et l'asphalte.

La réalisation de cette action complètement indépendante de tout financement extérieur et/ou de parrainage institutionnel a été rendue possible grâce à la confiance du photographe local Mauricio Hora, qui est né et a grandi à La Providencia et à Rosiete Marinho, autre figure emblématique des lieux et de la communauté.
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